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Selon les articles 38 et 39 de la loi de la protection de la jeunesse, nous avons tous, citoyens, l’obligation de signaler aux autorités compétentes (police ou DPJ) les situations d’abus sexuel d’enfants dont nous prenons connaissance.
Une entente multisectorielle relative aux enfants victimes d’abus sexuels a été élaborée en 2001 par le Gouvernement du Québec, afin de permettre aux intervenants clefs, c’est à dire la direction de la protection de la jeunesse, les substituts du procureur général et la police, d’assurer une réponse adéquate, continue et coordonnée, aux besoins d’aide et de protection de l’enfant ainsi que la prévention de la récidive dans le respect des droits de toutes les parties en cause.
Dans le cadre de ce processus d’intervention sociojudiciaire, les différentes instances décideront selon divers facteurs dont l’intérêt de l’enfant, d’autoriser une dénonciation officielle à la Cour du Québec, Chambre Criminelle et Pénale
Également, la Direction de la protection de la jeunesse selon les faits et les circonstances, prendra les mesures appropriées, a la Cour du Québec Chambre de la Jeunesse, afin que la sécurité ou le développement de l’enfant ne soit pas compromis.
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Il n’y a pas d’âge pour dénoncer un abus incestueux. Pourtant, de nombreuses victimes adultes n’osent pas déposer une plainte. Elles craignent d’être à nouveau revictimisées par la tenue d’un procès qui peut traîner en longueur. Elles craignent de briser leur famille, d’être pointées du doigt, stygmatisées dans leur rôle de victime et surtout d’être isolées dans ce lourd processus. Elles craignent aussi d’avoir à porter le fardeau de la preuve souvent difficile à construire.
Il est certain que la victime doit évaluer sa capacité psychologique à faire face à un procès. Ceux qui l’accompagnent doivent aussi comprendre ses réticences. Mais pour briser la chaîne des abus, il faut du courage et surtout comprendre qu’un agresseur sexuel a souvent plus d’une victime. Aussi longtemps que ses gestes ne sont pas dénoncés, il récidivera.
Il est important de noter qu’il y a de plus en plus d’intervenants formés, spécialisés et sensibilisés à la problématique des agressions sexuelles afin de mieux répondre aux besoins des victimes.
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