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La découverte récente de la Fondation Marie-Vincent est un baume sur mon incapacité d'aider tous les enfants en manque d'amour et une découverte donnant l'espoir de voir disparaître l'indifférence sociale face à ce grand fléau. Merci !!!!
Les 25 premières années de ma vie ont emmuré mon esprit et mon coeur dans une terrible tempête qui détruisait celle qui habitait mon corps. Résultant de la maltraitance de mes jeunes années, ce terrifiant tourbillon dominait tous mes états d'âme.
Avec l'aide de mon interminable monologue intérieur, j'ai entamé la négociation intime de toutes mes blessures, de toutes mes peurs, car je résistais à la vie qui s'offrait autour de moi. Je laissais les situations se succéder sans trop réfléchir aux contrecoups : me destinant inévitablement à des épisodes difficiles.
Personne d'autre que moi ne pouvait réparer et comprendre ce qui m'avait toujours aveuglé, car mes carences m'écartaient des pistes pouvant préciser ce qu'est le bonheur et comment le rechercher.
Je n'avais jamais confié mon histoire à personne croyant que cela ne servirait à rien, ni à personne.
Après deux ans de travail, j'ai tout raconté à mon ordinateur. Et mon histoire est imprimée donc accessible à tous ceux qui veulent s'aimer et aimer davantage.
Laure Anne Bayre.
Détail sur son livre Je vais le dire à Maman!
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Je me présente, Annie Dunn et j'ai 20 ans. Je fais du travail bénévole pour la Fondation Marie-Vincent et j'offre des témoignages pour aider les enfants victimes d'abus à sortir du silence. Je trouve que la Fondation Marie-Vincent aide beaucoup à la cause des enfants victimes de violence et d'inceste et je suis contente de les aider à sensibiliser les gens. Si j'offre mon témoignage, c'est que je sais qu'il y a énormément d'enfants abusés, sans ressources, coincés dans le silence et dans la honte. Il n'y a pourtant aucune honte à avoir. Ceux qui devraient avoir honte, ce sont les agresseurs et non les victimes.
Elle nous a envoyé dans une famille d'accueil où nous sommes restés trois ans et là, nous avons subis des abus physiques et finalement des abus sexuels. La DPJ a réagi et nous a envoyé dans une autre famille d'accueil, à Legardeur. Dans cette nouvelle famille, les traitements furent plus violents. Puis en 1993, la cour a ordonné notre retour chez ma mère. J'étais si heureuse. Elle vivait alors avec un nouvel homme depuis un an. Je ne le connaissais pas du tout.
Un soir, ma mère nous a confié à notre beau-père parce qu'elle était malade et devait rentrer à l'hôpital. Celui-ci a profité de moi. Il m'a violé et poignardé. Il m'a laissé dans le lit, toute la nuit et s'est affaissé saoul sur le fauteuil du salon. Moi, j'ai perdu mon sang jusqu'au matin. Mon frère m a trouvé au réveil et a appelé les ambulanciers. J'ai passé deux mois et demi à l'hôpital et lui a été condamné.
Ensuite, j'ai fait plusieurs familles d'accueil. En 1997, ma mère est décédée d'un cancer. Cela a été un choc immense et j'ai beaucoup de difficulté à m'en remettre. En 2000, mon frère s'est suicidé. Celui en qui j'avais confiance, celui qui m'aidait, m'aimait comme je suis. Il me manque encore énormément aujourd'hui. Depuis deux ans , je suis en thérapie avec une psychologue fantastique. Ça m'a pris beaucoup de temps avant de parler de ce que j'ai vécu car une grande honte m'habitait.
Il ne faut pas garder toute cette rage et cette honte, cette tristesse en soi. Nous devons en parler. Il y a bon nombre de ressources pour aider ceux et celles qui ont vécu de telles atrocités. Il y a de l'aide pour les enfants qui sont inoffensifs et sont victimes d'inceste. Dites non ! Et si votre enfant vous dit qu'il est victime d'inceste, croyez-le !
L'enfance, pas la violence! comme on le lit sur le site de la Fondation Marie-Vincent !
Annie
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Tout a commencé quand j'avais 7 ans. Petite fille avec un frère et une soeur, un père et une mère. Tout ce qu'il y a de plus simple, mais à la différence des petites copines de mon âge, j'étais femme alors qu'âgée d'à peine 7 ans...
Un jour, un samedi après le déjeuner, mon père a désiré que je fasse la sieste avec lui. Comment s’objecter quand on a pas l'âge pour donner son avis? Il m’amène dans la chambre de mes parents. Je m'allonge et mon père se déshabille, et se met en slip, et tee-shirt, et me demande de me mettre en petite culotte. J'exécute sans rien dire. ET là, il me raconte qu'il a trouvé un nouveau jeu, et que ce jeu consiste tout simplement à faire des guili-guili sur le corps de l'autre, et celui qui rigole devra faire des bisous sur tout le corps de l'autre... Il commença. J'ai rigolé, et il me demanda d'exécuter le gage...
J'ai commencé à lui faire des bisous sur le front, puis le nez, les joues, et la bouche. Il me dit de faire comme lui, de rentrer ma langue dans sa bouche et de tourner...
Il me demanda de faire ceci sur tout le corps : tronc, ventre, cuisses, et le sexe. Il me dit de prendre celui-ci dans sa main, et de faire des mouvements. Puis il me demande de la prendre dans la bouche, et me dit qu'elle n'allait pas me manger...
Il pris mes pieds, puis m'installa en position 69, puis executa la même chose avec moi. Cela dura une eternité...
Ses faits et gestes se reproduisirent à tous les week-end, durant toutes les vacances et même en déplacement chez des amis... pendant 4 à 5 années. Pleurs, dégout, catin, amante... Dégueulasse...
Ma mère l’a quitté et s'est remariée. Par la force des choses je ne voyais plus mon père. Ma relation avec le beau père était horrible : coups, malnutrition, insultes. Un jour à 15 ans, j'ai annoncé à ma mère que je partais au lever du jour. 6h du matin, ma valise était prête, le beau père parti au travail, et je me suis refugiée chez une amie et sa mère. J'ai appelé le 911. On m'a pris en charge très vite et là, je me suis libérée de mon fardeau, j'ai avoué avoir été agressée sexuellement par mon père biologique et là...
Convocation à la police, prise de plainte. Mon père fut appelé aussi, et au début il niait les faits. Ils l'ont mariné un peu, et il a tout avoué.
6 ans de combat, procès en cours d'assise pour viols et agressions sexuels sur mineur de moins de 15 ans sur ascendant légitime.
Le procès touche à sa fin, je recois une convocation pour le jugement final, qui aurait dû avoir lieu le 05/10/04.
Surprise, mon père était mourant, donc plus de date de procès, plus de procès.
J'ai pris mon courage à deux mains, et j’ai appelé l’hôpital ou il était, puis je lui ai parlé. Je suis allée le voir, et j’ai eu une grande discussion avec lui, yeux dans les yeux, pour savoir pourquoi il m’avait fait cela. Puis je suis allée le voir régulièrement, c'était pour moi une facon d exorciser le mal. Atteint d'un cancer oeusophagien, puis generalisé, Il est décedé le 02/11/04.
J'ai gagné le plus beau des procès, il a reconnu sa faute et m'a demandé pardon. Et j'ai pu enfin me réconcilier avec moi-même.
Merci de créer des sites où les gens peuvent trouver une aide.
Christina L.
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